au hasard des rues ... un concert surprise !

Publié le par le grain voyage

 

Je me promenais par hasard ce jeudi 28 janvier, pas loin de ma petite auberge, aux abord du "palais de la culture", un grand centre salle de spectacle et parc de verdure juste de l'autre coté du fleuve Niger qui sépare la villede Bamako en deux.
   DSCF4529 [640x480] Ce grand centre est souivent animé mais on sait rarement pour quoi ... Pas d'affiches, pas de journeaux, de programme, de tracts indiquant ce qui se passe ou va se passer ... c'est un peu la surprise à chaque fois, ou alors, en passant devant, il fait demander aux personnes présentes de quoi il en retourne, eux, en général, savent ... comment font il ?
    Là, il est environ 16 h, j'ai décidé de finir l'après midi en allant me promener en ville, en traversant à pied un grand pont d'au moins un kilometre, continuellement totalement saturé de bagnoles, bus, camions poussifs, mobylettes pétaradantes, le tout dans une poussière et une polution insensée !


    Aux abords du palais (dont le nom est Amadou Ampaté Ba, du nom d'un grand écrivain malien), quelques notes de guitare ... ça sonne bien, je m'approche.

    Quelques chaises, et sur une belle estrade, un groupe se prépare, je m'assois, j'attend au milieu de nuées de fillettes qui attendent sagement assises ... Un batteur, une basse, deux guitares, un "ndjeli", percussion qu'on place sous l'aisselle et qui sonne magnifiquement (instrument traditionnel), et une chanteuse. Ces groupes, il y en a un peu partout, dans des clubs (ici des "maquis"), de qualité "inégale" !
 
   Là, divine surprise, les musiciens sont très bon, c'est en place, la chanteuse très souriante est agréable, des vrais pros !
    Je me penche vers mon voisin
- "c'est qui ?"
- tu connais pas ? c'est mariam coco dembélé, la fille de coco dembélé, le rasta man !"
un des musiciens, griots comme la plupart, les plus en vogue aujourdh'ui au Mali ... bon sang ne saurait mentir ...DSCF4529--640x480-.JPG

    Comme troujours, des cris, les gens commencent à s'agiter, quelques un (unes!) montent sur scène pour entammer des chorégraphies survoltées, des gosses de 8 ans se mettent à se déhancher devant les enceintes à faire pâlir nos meileurs danseuses françaises ... et puis, quelques morceaux, les spectateurs s'enthousiasment, crient, chantent, reprennent des paroles, et tout s'arrète d'un coup, les musiciens débranchent leur sono, tout le monde repart comme il est venu .. la fete est finie ...

Bamako le 3 février

retrouvez cette chronique sur : graine de stagiaire

Publié dans En voyage

Commenter cet article