Nil Jam .... les séchoirs solaires font des petits ...

Publié le par le grain voyage

 

Nil Jam est une association de groupements d'agriculteurs/trices sur la commune de Fandène, que nous avions rencontrée en mars 2009. Nous avions à l'époque travaillé sur leur blog, et surtout visité leurs réalisations et beaucoup discuté de leurs difficultés, voir l'article :. FANDENE, deux jours de rencontres très enrichissantes ...

Le projet de lancer une opération séchoirs solaires est venu en partie d'eux, après avoir évoqué leurs difficultés à conserver leurs productions. voir album photo de notre visite en 2009


A mon premier coup de fil, Clément; le président de l'association me sollicite pour une rencontre,

fixée ce lundi 3 janvier 2011, à leur initiative.

Monique et moi nous attendions à une première rencontre un peu informelle pour caler les choses, mais comme d'habitude, il n'en a rien été et la réunion fut très solennelle. Ella a lieu dans leurs nouveaux locaux, sur la route de Tassete, toujours dans l'agglomération de Thies.

Sont présents, outre Clément, Jean Pierre, trésorier de l'association, déjà rencontré l'an dernier, ainsi que Joseph Thine, superviseur de la zone Sud Ouest (la commune est découpée pour Nil jam en 4 secteurs), André, président de la zone centre (dont Diamdiokho et Coussoune), Aissatou Thine, de la zone centre aussi et trésorière ainsi que Vincent Faye, personne ressource de l'association.

réunion Nil Jam du 3 01 2011

Clément après les formules de bienvenue coutumières et la présentation des personnes, expose l'historique de la rencontre Nil Jam/Le gr@in, leur problème de conservation des denrées et la solution envisagée du séchage solaire.

 

Sollicités pour exposer leurs difficultés, nos amis Fandénois décrivent la situation de leur commue, situations très diverses en fonction des secteurs :

En zone sud et sud-ouest, le problème principal demeure celui de l'accès à l'eau. 32 puits ont été creusés, mais chaque année le niveau de l'eau baisse, et il faut chaque année creuser de plusieurs metres. On arrive à des puits de 25 m et plus, ce sont presque des forages, et remonter l'eau au seau décourage les agriculteurs qui ne cultivent plus que le gombo, culture d'hivernage, et abandonnent la culture le reste de l'année. Pourtant le sol y est très fertile, et les srtructures sont implantées : bassins, clotures ... Des nappes plus profondes, vers 35 m existent et sont très abondantes, mais leur accès sans mécanisation est impossible.

Reste l'utilisation de l'eau des forages, mais le cout au m3 est très dissuasif : 400 FCFA le m3 (250 en zone centre, il existe un forage par secteur). Les différents suystèmes de culture à économie d'eau sont abordés : le goutte à goutte, le goutte à goutte avec bidon, le paillage. Les agriculteurs connaissent ces techniques, mais ils sont découragés.

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Pour l'arboristerie, les zones centre, sud et sud ouest regorgent de mangues, et là le séchage serait une excellente solution. Nos amis ont étudié le système des séchoirs solaires, connaissent la technique et ses difficutés (hygiène, gestion, puis commercialisation, et utilisation des produits par les cuisinières). Ils expriment le besoin de se former sur ces techniques mais ne connaissent pas CEAS (pourtant à quelques centaines de metres de leurs bureaux, dans la même ville !)

Les graineurs exposent leur contexte :

  • - nous avons accès à des ressources financières pour l'accès à l'eau, avec Viveco. Les pompes à bras rotatives du CEAS seraient une solution à la profondeur des nappes (tirant de 35M garanti) on pourrait en bugéter une ou deux l'an prochain.

  • - avec le partenariat CEAS, et le financement CG 07, le Gr@in peut assurer le montage du projet et la réalisation d'une opération séchoirs avec équipement et formation pour 2011 2012 (à l'identique de l'opération Village Pilote cette année).

  • - Mais ces deux ressources sont modestes, il faut se limiter à un groupement expérimental

Pour 2012, le choix peut se porter sur un des village de la zone sud-ouest, le mieux équipé et le plus adapté : ils ont des locaux utilisables, un staff de responsables et d'animateurs déjà rémunérés, une équipe de groupement de femmes performant, et une zone où le séchage pourrait être actif presque toute l'année : les gombos pendant l'hivernage, le maraichage de novembre à mai puis les mangues avant l'hivernage. Il faut y implanter des pompes à tirage profond.

RdV est pris pour une rencontre à Notto (centre de formations et de fabrication de matériels agircoles du CEAS) dès ce vendredi 7 janvier, à 9h; seront présents des représentants de Nil Jam, du Grain et du CEAS..

 

Compte rendu rédigé par gilles et Monique

 

 Réunion CEAS/Grain/Nil Jam du 7 janvier, Thies

 

Suite à la réunion du 3, nous nous retrouvons donc dans les mêmes locaux à 9h30.

L'objectif de la réunion étant de faire se rencontrer ces deux associations très proches géographiquement et "idéologiquement" (agroécologie, autosuffisance alimentaire, agriculture paysanne, accompagnement des agriculteurs/trices sur le terrain, ...) mais ne se connaissant pas !

Egalement d'envisager un partenariat tripartite autour des projets d'accès à l'eau et du séchage solaire.

 

Sont présents :

pour le CEAS, Pierre Marie DIEDHIOU

pour Nil Jam, Jean Pierre, Clément, Vincent et Joseph

pour le gr@in, Gilles

et, surprise, la présence de Mamadou Bâ, responsable Terre des Hommes pour le Sénégal, dans les lieux pour une autre réunion, mais qui nous propose de participer à celle ci, ce que nous acceptons bien volontiers (Notons que Terre des Hommes est une ONG suisse qui accompagne Nil jam depuis fort longtemps sur différents projets. Il s'agit ici de la délégation de Génève dont mamadou est le représentant.

 

J'introduis la réunion en remerciant les participants, en les présentant, puis laisse la parole à Pierre Marie pour qu'il expose le travail de CEAS (Centre Ecologique Albert Sweitzer, ONG suisse également ...), de son é

manation pour la région de Thies "performance Afrique", avec sa cellule technique (CRTA). 3 actions menées :

  1. - la conception et fabrication d'outils techniques pour l'accompagnement des agriculteurs : séchoirs, pompes à pédale et à roue, machine à fabriquer du grillage, broyeurs, semoirs, presse à huile, couveuses ...

  2. - la formation des agriculteurs à l'utilisation de ces outils et des artisans à la fabrication de ces outils

  3. - la formation en maraîchage agroécologique avec leur jardin expérimental (compostage, paillage, goutte à goutte ...)

 

La discuIMG 0231ssion, très animée s'engage immédiatement, to ut d'abord autour des avantages du séchage des denrées produites, puis de l'accès à l'eau grace aux pompe s à aspiration profonde, indispensables à Fandène ou les nappes sont à 30 m et plus.  

Mamadou Bâ se montre très intéressé, Terre des Hommes étant à la recherche de nouveaux projets à accompagner dans ces domaines.

Les différents mails et n° de teléphone sont échangés, afin de poursuivre la reflexion plus avant.

Ainsi il serait possible d'envisager un partenariat quadripartite : Nil Jam, bénéficiaire, CEAS, apport technique et volet formation, Terre des Hommes, bâilleur principal, le Gr@in, initiateur, coordonnateur et baîlleur secondaire des actions.

Je confirme le très grand intérêt du Gr@in à un tel pa rtenariat, ses capacités financières étant limitées. Une action spécifique du gr@in, très localisée sur un groupement de femmes est à l'ordre du jour à Fandène pour la campagne 2011/2012, à l'identique du pack apporté cette année à Village Pilote. Mais des packs comparables pourront être réalisés, peut etre même plus rapidement, par Terre des Hommes, dans le courant de l'année 2011.

 

Mamadou, Vincent et Jean Pierre restent sur Thies pour leur réunion intitialement prévue, tandis que Clément et Joseph nous  acc ompagnent à  Notto (en mobylettes ...) pour la visite des sites déjà visités début décembre.

Cr rédigé par Gilles

Publié dans Agroécologie

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